En savoir un peu + sur… notre mémoire !

La mémoire est une fonction essentielle du cerveau qui nous permet d’enregistrer, de conserver et de retrouver des informations. Elle est au cœur de nos apprentissages, de nos souvenirs et de notre identité, et repose sur notre cerveau.

Ce dernier n’est pas un organe figé. En effet, environ 100 milliards de neurones s’y trouvent, se régénèrent et se connectent tout au long de leur vie. Ces connexions neuronales sont à la base des mécanismes de mémorisation et évoluent constamment.

→ Les différentes zones de notre cerveau

Les différents types de mémoires

Les différents sens en action

Chaque personne a une mémoire plus ou moins performante, à vous de trouver la vôtre.

Il vaut mieux utiliser tous ses sens au cas où une mémoire ferait défaut.

Le processus de mémorisation

Si l’on n’arrive pas à se souvenir d’un événement particulier, cela est potentiellement dû à une défaillance au cours d’une ou plusieurs de ces 4 étapes.

L’alimentation

Pour bien fonctionner, le cerveau a besoin de nutriments adaptés. Les oméga-3, en particulier, sont essentiels à sa construction et à son bon développement. On les retrouve notamment dans les poissons gras (sardine, maquereau, saumon…), dans les fruits secs et les noix, et dans les huiles végétales (colza, noix), à consommer crues (ne pas les chauffer). Pour un cerveau en pleine forme, privilégiez les légumes verts et les céréales complètes.

En revanche, il vaut mieux limiter la consommation de graisses saturées (charcuterie, produits ultra-transformés), qui nuisent à la santé cérébrale.

De plus, il est possible de booster sa concentration naturellement avec la consommation de certains aliments : 

Attention : ces effets existent mais restent modérés. Ce n’est pas parce qu’on mange du poisson qu’on retient mieux ses leçons, mais une mauvaise alimentation, elle, peut clairement nuire à la mémoire.

Attention n°2 :  L’alcool, même à petites doses, a un effet toxique sur les cellules cérébrales. À forte dose, il « noye » la mémoire, réduit la concentration et accélère le vieillissement cognitif. De plus, la consommation de tabac intoxique le cerveau et nuit à la mémoire. Réduire la consommation de ces substances est donc essentiel pour préserver ses capacités mentales.

Le sport

Un cerveau actif est un cerveau en meilleure santé !
En effet, la pratique régulière d’une activité physique permet de :

La musique

Apprendre à jouer d’un instrument mobilise plusieurs zones du cerveau, notamment l’hippocampe, impliqué dans la mémoire et l’orientation. La pratique musicale active un vaste réseau neuronal, favorisant la synchronisation entre les différentes régions cérébrales.

Cette activation conjointe renforce les connexions synaptiques, stimule la plasticité cérébrale et favorise la création de nouveaux neurones. Résultat : une amélioration de la rapidité de traitement et de la circulation de l’information dans le cerveau.

Écouter de la musique sollicite l’ensemble des 4 lobes cérébraux, le cervelet et l’hippocampe, tous impliqués dans la mémoire, l’attention, les émotions et le mouvement. Elle contribue également à préserver les fonctions cognitives et à renforcer les capacités intellectuelles.

Les études montrent que les musicien.nes présentent une activité cérébrale plus intense que les non-musicien.nes. Ainsi, la musique, qu’elle soit jouée ou écoutée, renforce durablement le cerveau et enrichit nos aptitudes cognitives.

L’hippocampe dans notre cerveau

Le sommeil

Le sommeil se compose de 4 à 6 cycles par nuit, chacun comportant plusieurs stades : l’endormissement, le sommeil lent léger, le sommeil lent profond, la phase paradoxale (où l’on rêve), et une phase de latence. Chaque stade se caractérise par une activité cérébrale spécifique.

Pendant le sommeil, le cerveau joue un rôle actif dans la mémorisation. Il trie les souvenirs, renforce les apprentissages et restaure les capacités d’attention et de concentration. On observe notamment une activité accrue dans l’hippocampe, une zone clé dans la formation de la mémoire.

La phase de sommeil lent profond consolide surtout la mémoire déclarative (faits, connaissances), tandis que le sommeil paradoxal, en seconde partie de nuit, renforce la mémoire procédurale (savoir-faire) et régule les émotions.

Souvent, en début d’après-midi, on peut constater une dégradation des capacités d’apprentissage, une sieste peut alors redynamiser les capacités à apprendre et servir à consolider quelque chose appris récemment, le matin même par exemple.

Le sommeil ne permet pas d’enregistrer les informations, mais de les trier, de les structurer et de les consolider.

Quelques petits conseils pour optimiser sa capacité de mémorisation :

Petite conclusion

Notre mémoire est une capacité précieuse que nous pouvons entretenir et améliorer au quotidien, par notre alimentation, activité physique, notre sommeil… Nous avons chacun.e un type de mémoire plus ou moins performant, il suffit de le déterminer pour optimiser votre apprentissage.

Et puis, il ne faut pas oublier que de toute façon, neuf dixièmes des informations que l’on intègre sont oubliées par notre cerveau ! Eh oui, notre mémoire est une bonne passoire : elle fait beaucoup de tri.

Source : Conseils et exercices pour un cerveau en forme, Melissa Kemel (Neuropsychologue)
Pour aller + loin : Mémoire, vous avez le pouvoir, Fabien Olicard

3 Déc 2025 - Par Sandra Morineau